Épanouissement au travail : en finir avec 3 idées reçues de votre enfance

Qu’on le veuille ou non, l’éducation reçue dans notre enfance a une forte influence sur notre vie d’adulte. Petit, nous nous faisons une idée du monde qui nous entoure et nous essayons de comprendre avec notre cerveau d’enfant comment nous devons nous comporter pour que tout se passe bien pour nous. Le problème est que parfois nous intégrons trop fortement certains principes qui deviennent des croyances inébranlables capables de nous empêcher de nous épanouir dans notre travail.


Voici 3 croyances particulièrement nocives pour votre bonheur professionnel

Croyance n°1 : « je dois être au top partout »

Vous étiez très bon élève à l’école, mais vos parents commentaient vos carnets de notes d’un « c’est pas mal, tu es 1er en maths mais tu n’es que 3e en français, il faut que tu t’améliores ». Vous en avez déduit que pour mériter l’amour de papa-maman, il fallait toujours être le meilleur.

Devenu adulte, vous avez des chances de continuer dans la même logique. Dès que vous réussissez quelque chose, vous vous dites qu’il faut faire mieux, augmenter la difficulté, faire encore plus fort.

Résultat, vous n’êtes jamais content de vous, vous êtes obnubilé par vos défauts et vous ne savez ni savourer vos réussites ni vous en servir pour faire votre promotion.

Votre remède : apprenez à vous féliciter

Écrivez sur un papier tout ce que vous avez accompli professionnellement et dont vous pouvez être fier, et demandez aux autres ce qu’ils en pensent. Il y a des chances qu’ils vous aident à rallonger votre liste et à donner plus de valeur à vos réussites. 

Cet exercice vous permettra également de mieux cerner votre valeur ajoutée professionnelle, ingrédient essentiel de toute action de promotion de votre carrière.

Croyance n°2 : « je ne dois jamais montrer de faiblesse »

On vous a élevé « à la dure ». Quand vous vous faisiez mal, on vous disait « serre les dents, ne pleure pas, sois courageux ». Vous avez donc compris que dans la vie, il y a les forts et les faibles, et qu’il ne faut surtout pas se retrouver dans la catégorie des faibles.

Au travail, vous avez horreur de montrer vos sentiments et de demander de l’aide à qui que ce soit.

Comme vous semblez solide comme un roc, il y a des chances pour que votre hiérarchie vous confie beaucoup de travail, voire beaucoup trop de travail. Le risque est que vous en fassiez de plus en plus, en vous persuadant que vous êtes capable de tenir le choc et que vous ignoriez vos signes de fatigue jusqu’à ce que votre corps lâche. C’est ce type de mécanisme qui est à l’œuvre dans le burn out.


Votre remède : apprenez à prendre soin de vous

Dites-vous « qui veut aller loin ménage sa monture ». Ménagez donc votre corps, permettez-lui de se reposer et écoutez vos émotions au lieu de les refouler. Dites-vous bien que les émotions ne se domptent pas, vous pouvez refuser de les entendre mais pas les éliminer. Une émotion refoulée finit toujours par trouver un moyen de se faire entendre, parfois en déclenchant un problème de santé. 

Croyance n°3 : « je dois me soucier des autres avant de me soucier de moi-même »

On vous a dit et répété de ne pas être égoïste, qu’il était plus important de faire plaisir aux autres qu’à soi-même. « Aide ton petit frère avant d’aller jouer », « demande à ta copine quel stylo elle préfère avant de choisir le tien », « mets cette jupe pour faire plaisir à ta grand-mère »….

Cela fait des décennies que vous êtes attentive à ce que veulent les autres, que vous vous ingéniez à faire ce qu’ils ont envie que vous fassiez. Vous avez donc probablement embrassé la carrière que vos parents souhaitaient que vous fassiez et ensuite vous avez pris les postes qui arrangeaient votre management. Il est possible que ça vous convienne, mais si ce n’est pas le cas, vous avez certainement du mal à comprendre ce qui ne va pas. Pourquoi ? Parce que vous n’avez aucune idée de ce qui vous conviendrait, faute de vous être jamais posé la question.   

Votre remède : apprenez à vous demander ce que vous voulez
Personne d’autre que vous ne peut savoir de quoi vous avez besoin pour être épanoui. Si vous ne le savez pas, les autres le sauront encore moins, et vous laissez au hasard le soin de décider de votre bonheur. Réfléchissez à ce qui vous motive dans la vie, notez ce que vous aimez dans votre travail, ce qui vous manque et imaginez quelle sorte de travail vous correspondrait le mieux. Faites cela tout seul, ne demandez surtout pas leur avis aux autres, vous leur accorderiez plus d’importance qu’à votre propre avis. Lorsque vous serez clair sur votre projet professionnel, donnez-vous les moyens de le mettre en œuvre, osez avoir des demandes, osez faire passer vos besoins avant ceux des autres et osez décevoir les autres si c’est nécessaire. N’oubliez pas que si vous passez votre vie à ne jamais décevoir personne, il y a une personne que vous décevrez définitivement : vous-même.

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